Augustin De Raucourt : Commandant du BSAOM D’Entrecasteaux
Je suis le lieutenant de vaisseau Augustin de Raucourt, commandant du bâtiment de soutien et d’assistance outre-mer (BSAOM) d’Entrecasteaux....

Des Officiers Biodiversité engagés pour 12 mois dans la Marine Nationale pour une exploration sans précédent du microbiome océanique planétaire au cœur du Système Terre.
ACTUALITÉSCANDIDATERJe suis le lieutenant de vaisseau Augustin de Raucourt, commandant du bâtiment de soutien et d’assistance outre-mer (BSAOM) d’Entrecasteaux....
Je suis Erwan Legeay, ingénieur en génomique environnementale à la Station Biologique de Roscoff. Après presque 5 ans au sein de la plateforme de génomique Genomer, je rejoins en 2023 l’équipe ECOMAP (Écologie du Plancton Marin), la même année que le lancement de la Mission Bougainville....
Au cours de ce mois de juillet, l'équipage A a entamé sa dernière mission avant le passage en simple équipage. Au programme : un exercice interarmées de HADR (Humanitarian Assistance and Disaster Relief) avec les forces armées fidjiennes....
J’ai débuté en 2025 une thèse au sein du laboratoire MARBEC à Montpellier, portant sur la diversité microbienne associée à la macrofaune aquatique dans les écosystèmes de mangrove. Autrement dit, je m’intéresse aux bactéries, aux virus et aux champignons microscopiques qui peuplent ces forêts aquatiques tropicales, retrouvés à la fois dans l’eau et le sédiment, mais aussi à la surface des animaux aquatiques comme les poissons, les crabes ou les mollusques....
Je m’appelle Elsa, depuis toute petite, j’ai grandi les pieds dans l’eau. Ayant vécu au bord de la mer en Afrique, Asie et Europe, j’ai développé très tôt une grande curiosité pour le monde marin qui me paraissait aussi mystérieux qu’infini....
Je m’appelle Félicie, j’ai 23 ans et je suis récemment diplômée ingénieure en biomédical et bio-informatique. J’ai réalisé toutes mes études supérieures à l’UTC de Compiègne, entrecoupées de semestres à l’étranger pour un Erasmus puis une césure en Amérique du Sud....
L’eau de mer est pétrie de vie : il y a entre 10 et 100 milliards d’organismes – virus, bactéries, protistes, et animaux – dans chaque litre d’eau de mer à l’échelle planétaire ! Ce vivant, on l’appelle « plancton » ou « microbiome océanique ». Ces micro-organismes invisibles jouent un rôle crucial dans la création de conditions habitables sur Terre, ayant contribué à l’oxygénation de l’atmosphère et influencé notre génome. Ils flottent dans les océans depuis quatre milliards d’années et régulent le climat ainsi que la physiologie du système terrestre.
La Mission Bougainville cherche à étudier cette biodiversité marine dans des zones peu échantillonnées des océans Indien et Pacifique, autour de La Réunion, de la Nouvelle-Calédonie et la Polynésie française. Ce projet, porté par Sorbonne Université, la Marine Nationale, Plankton Planet et d’autres partenaires, vise à mieux comprendre les mécanismes écologiques et évolutifs de ce microbiome océanique. Pour cela, chaque année, des étudiants de l’Alliance Sorbonne Université embarquent sur des navires de la Marine national pour mesurer la biodiversité du microplancton à l’aide d’instruments innovants et frugaux.
Notre engagement reconnu par la Décennie des Nations Unies pour les Sciences Océaniques
La Mission Bougainville a officiellement reçu l’approbation de la Décennie des Nations Unies pour les Sciences Océaniques (Ocean Decade). Cette distinction souligne notre engagement à étudier le microbiome océanique grâce à des instruments innovants et frugaux, tout en renforçant les collaborations scientifiques internationales pour l’étude de l’état de santé des Océans.

Elle récoltera des données ‘microbiomes’ dans des zones lointaines rarement échantillonnées, notamment les océans Austral, Indien, Pacifique Central, et les nombreuses régions marines impraticables pour des raisons de sécurité;
Elle récoltera des données ‘microbiomes’ sur des séries spatio-temporelles longues, pluri-annuelles, sur les parcours des bâtiments de soutien et d’assistance localisés dans les territoires d’outre-mer;
Elle contribuera à la fiabilisation des capteurs et des bases de données développés dans Plankton Planet, et à la mise en place de la méthodologie nécessaire entre la collecte des données par la communauté des seatizens et leur analyse par la communauté des scientifiques;
Elle sensibilisera et engagera les étudiants de l’Alliance Sorbonne Université et les marins de la Marine Nationale dans une démarche éco-citoyenne planétaire de découverte, mesure et protection de nos océans.
La Mission Bougainville s’inscrit dans les traces des expéditions menées par le Consortium Tara Ocean qui ont révolutionné notre connaissance du microbiome marin. Et aussi dans celles de la tradition française d’excellence dans l’exploration des océans planétaires, initiée par le marin-mathématicien Louis Antoine de Bougainville lors de son voyage autour du monde à bord de la Boudeuse.
Elle est enfin la première pierre solide d’une océanologie participative basée sur des capteurs frugaux et faciles à manipuler. C’est la raison d’être du programme Plankton Planet qui vise à déployer d’ici 2030 une mesure planétaire et pérenne du microbiome océanique, réalisée par la communauté des citoyens de la mer (seatizens), pour surveiller et comprendre ensemble la santé de nos océans.
Un consortium international de chercheurs (Sorbonne, CNRS, Stanford, University of Maine), marins (Fondation Tara Océan), et ‘makers’ (TernogLab, SeaLabX, PontonZ), a créé dès 2015 le projet ‘Plankton Planet’ qui vise à mobiliser la curiosité et la créativité des citoyens des mers (seatizen) et d’une nouvelle génération d’ingénieurs et chercheurs en écologie globale, pour mettre en oeuvre une mesure coopérative, frugale, planétaire, et pérenne, de la vie invisible de l’océan; une mesure qui à terme permettra non seulement de connaître et comprendre la biodiversité et l’évolution du microbiome océanique global, mais aussi d’incorporer la complexité du vivant dans les modèles du Système Terre, en vue de rétablir une co-habitation symbiotique stable du vivant (dont nous!) dans la biosphère.
Pour débloquer les verrous de la connaissance du microbiome océanique – coût des navires de recherche et des instruments d’océanographie biologiques, excès d’administration et de privatisation -, Plankton Planet propose une approche universelle, décloisonnée, agile, et engageante. Essentiellement, nos objectifs visent à (i) co-développer une nouvelle génération d’instruments et capteurs peu coûteux (frugal) et ouverts (open source), permettant à tous les gens de mers du monde (‘seatizen’) de pouvoir rencontrer et mesurer de manière homogène le microbiome aquatique; (ii) faciliter l’adaptation et le déploiement des nouveaux capteurs universels dans les communautés marines côtières ou du grand large: aquaculteurs, pêcheurs, gestionnaires, chercheurs, et les équipages de bateaux en tout genre – voiliers de plaisance et de course, navires de commerce, de pêche, et de défense; (iii) organiser la bancarisation des données planétaires acquises localement au sein de bases de données globales accessibles et explorables par tous, en particulier par les acteurs de terrain (planktonauts) qui génèrent les données.












