Adèle, étudiante Bougainville et future VOA biodiversité en 2025-2026

Qui êtes vous, quel est votre parcours ?

Je m’appelle Adèle, j’ai 22 ans et je viens de terminer ma première année de master en Sciences de la mer à Sorbonne Université. Auparavant, j’ai suivi une licence pluridisciplinaire en sciences de l’environnement à PSL, ce qui m’a permis de conserver une dimension en sciences humaines et sociales au cœur de mon parcours.
Cette formation m’a donné l’opportunité d’animer des ateliers de médiation scientifique. Après cela j’ai choisi de m’orienter en sciences de la Mer du fait d’expériences positives précédentes dans le domaine marin.
En parallèle de mes études, je suis cofondatrice de plusieurs associations et je pratique le triathlon depuis plus de dix ans, une discipline qui m’apporte énormément tant sur le plan personnel que dans ma rigueur au quotidien.

Pourquoi avez-vous postulé pour la mission Bougainville ?

J’ai entendu parler de la mission Bougainville avant même de choisir mon master, et elle est restée dans un coin de ma tête comme une expérience que j’aimerais vivre après mes études. À la fin de ma première année de master, j’ai décidé de tenter ma chance, sans trop y croire, en me disant que ce serait l’occasion de vivre une expérience exceptionnelle, à la fois scientifique et humaine, notamment via la médiation.

Participer à cette mission représente pour moi une opportunité unique de contribuer à l’étude des écosystèmes planctoniques, tout en évoluant dans un cadre inédit, celui de la Marine nationale — un environnement qui pousse à se dépasser.
C’est aussi l’occasion de m’impliquer dans une science d’opportunité et accessible à toustes, et de prendre part à un projet plus vaste que moi, au service de la recherche. Enfin, cette expérience m’aidera à affiner ma réflexion sur mon projet professionnel.

Appréhendez-vous ou êtes-vous impatiente de découvrir certains aspects particuliers de la mission ?

Je suis surtout impatiente de partir, de rencontrer mon équipage et notamment mon capitaine, et de lever le voile sur cet inconnu qui m’attend. J’ai hâte de commencer les échantillonnages, de mettre en pratique tout ce que j’ai appris et de découvrir de nouveaux horizons, dans des lieux où je n’ai encore jamais mis les pieds.

Vous allez naviguer pendant une année de l’autre côté du monde, qu’en attendez-vous ?

Ce que j’attends surtout, c’est d’évoluer, de m’adapter à un environnement exigeant et changeant, et de participer à quelque chose d’utile, qui ait un impact pour la recherche scientifique. J’espère apprendre à devenir un bon marin, capable de comprendre et d’anticiper les contraintes de la vie en mer, de travailler en équipe dans des conditions parfois difficiles, et de faire face à l’imprévu.

C’est aussi l’occasion d’élargir mes horizons : découvrir de nouvelles cultures, observer des paysages et des écosystèmes uniques, et vivre une aventure humaine forte avec l’équipage. Je veux mettre à profit mes compétences scientifiques, tout en en acquérant de nouvelles, pour contribuer à l’étude des écosystèmes planctoniques et à la sensibilisation du public à l’importance de préserver nos océans.

Enfin, j’attends de cette mission qu’elle me transforme, qu’elle me pousse dans mes retranchements, et qu’elle me laisse des souvenirs et des enseignements qui m’accompagneront toute ma vie, autant sur le plan professionnel que personnel.

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