03 Fév BSAOM Bougainville – Journal de bord, Décembre 2025 / Janvier 2026
En décembre, l’équipage A a repris la charge du Bougainville avec une première mission de trois semaines. Après la traversée des Tuamotu et une escale à Fakarava, nous avons pris la direction des Marquises pour une phase de reconnaissance d’îles et de police des pêches, ponctuée par une escale à Ua Pou.
Au mois de janvier, une seconde mission de deux semaines a suivi, cette fois-ci au cœur de l’archipel de la Société. La navigation s’est déroulée entre Tahiti et Moorea, puis autour de Raiatea et Huahine. Cette période a été principalement consacrée à la manœuvre en eaux peu profondes, avec des passages quotidiens de passes, de la navigation lagunaire, ainsi que la reconnaissance de sites de plageage.
Sur le plan scientifique, ces deux missions ont été l’occasion de réaliser dix sept prélèvements. Les échantillons collectés dans les eaux marquisiennes se sont révélés particulièrement riches en organismes, contrastant avec les eaux des Tuamotu, nettement plus oligotrophes. Les prélèvements effectués en milieu lagunaire ont, quant à eux, permis de réaliser les protocoles dans des zones que nous avions encore peu échantillonnées en Polynésie.
Parallèlement, j’ai poursuivi mes actions de médiation scientifique auprès des marins, à travers des présentations sur le matériel aux nouveaux embarqués et des organismes collectés. Un atelier plancton, animé lors de la fête des familles organisée à bord, a également suscité la curiosité de petits et grands !
La prochaine étape sera la MECO (Mise En Condition Opérationnelle), période dédiée à l’entraînement et à la mise à l’épreuve de l’équipage, avant un retour à quai prévu au mois de février.
ASP Juliette
Durant ma période de soutien à terre, j’ai pu commencer à identifier les espèces de plancton sur Ecotaxa.
Parallèlement, et avant que Juliette ne reprenne la mer pour la suite de la mission, nous avons profité de ce temps à bord pour assurer la maintenance des PlanktoScope et notamment les mettre à jour. Cette étape était essentielle : elle nous a permis de vérifier la fiabilité des instruments, de procéder aux ajustements nécessaires, et de garantir des prélèvements de qualité lors des prochaines campagnes scientifiques.
Avec l’aide des électriciens du bord, nous avons enfin pu restaurer les fonctionnalités du PAR et du GPS. Grâce à cette restauration, j’ai pu commencer à tracer nos premières figures scientifiques, et ainsi visualiser des tendances jusque‑là restées abstraites. A l’aide des autres aspirants biodiversité, j’ai pu résoudre certaines difficultés rencontrées sur Matlab, notamment pour automatiser et corriger nos scripts d’analyse.
La prochaine période à terre nous offrira l’occasion de poursuivre la rédaction des rapports de leg, d’assurer la maintenance des instruments et de tracer les profils plus en détail, tout en préparant la prochaine mission.
ASP Émilie







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