21 Août Hugo, étudiant Bougainville et future VOA biodiversité en 2025-2026
Qui êtes vous, quel est votre parcours ?
Je m’appelle Hugo, j’ai 23 ans et je viens de Rouen, en Normandie. Après l’obtention de mon baccalauréat, j’ai choisi de me spécialiser dans les sciences de la mer en intégrant l’Institut des sciences et techniques de la mer (Intechmer) à Cherbourg. Ces trois années d’études m’ont permis d’acquérir de solides bases théoriques sur l’océan et de m’orienter vers les métiers de la recherche. Une fois le diplôme en poche, les étudiants d’Intechmer sont opérationnels pour exercer des métiers de technicien. J’ai décidé d’entrer directement dans le monde du travail et suis devenu analyste en imagerie du plancton à l’Institut de la mer de Villefranche-sur-Mer (IMEV). En plus d’être très formatrices sur le plan professionnel, ces années m’ont permis d’élargir ma culture et mes compétences scientifiques, tout en renforçant mon réseau. L’été suivant mon départ, avec un collègue de l’institut, j’ai participé à la mission Icona, un projet associatif visant à collecter et analyser la pollution plastique dans la rivière de l’Yonne… en kayak ! Cette expérience m’a montré qu’il était possible de faire de la science par ses propres moyens, ce qui m’a beaucoup motivé pour la suite. J’ai ensuite repris mes études et intégré le master Sciences de la Mer de Sorbonne Université. Mon année au sein de cette formation n’a fait que renforcer ma passion pour l’océan.
Pourquoi avez-vous postulé pour la mission Bougainville ?
La mission Bougainville s’inscrit directement dans ma principale thématique d’intérêt : le plancton. Ces organismes soutiennent toute la vie de nos océans et leur dynamique représente un enjeu majeur des prochaines décennies dans le contexte du changement climatique. Participer à un tel projet est pour moi une opportunité unique d’étudier sur le terrain des écosystèmes que je n’avais encore jamais observés de mes propres yeux. La mission comprend également un volet médiation scientifique qui m’intéresse particulièrement. L’un des objectifs de la science est d’être accessible à tous ; cet aspect représente donc une excellente occasion de développer mes capacités à transmettre mes connaissances au grand public. Enfin, intégrer la Marine nationale, c’est la promesse de découvrir un univers totalement nouveau pour moi, qui ne pourra qu’être enrichissant à tous les niveaux.
Vous allez naviguer pendant une année de l’autre côté du monde, qu’en attendez vous ?
Plus les années passent, plus je m’aperçois que les chemins possibles sont nombreux. La voie sur laquelle je me trouve actuellement m’oriente vers un métier d’enseignant-chercheur, tout en restant dans mes thématiques d’intérêt : le zooplancton, notamment en milieu arctique. Cependant, je compte sur les prochaines années pour découvrir un maximum de choses et, pourquoi pas, changer de trajectoire. J’ai encore le temps d’y réfléchir, et je compte sur mon année de participation à la mission Bougainville pour m’aiguiller.
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