21 Août Nour, étudiante Bougainville et future VOA biodiversité en 2025-2026
Qui êtes vous, quel est votre parcours ?
Je m’appelle Nour, j’ai 24 ans et je suis récemment diplômée d’un master Erasmus Mundus en sciences marines. Ce parcours international m’a permis d’étudier dans plusieurs universités européennes, dont Sorbonne Université, où je me suis spécialisée en conservation et écologie marine.
Tout au long de mes études, j’ai cherché à diversifier mes expériences pour acquérir une compréhension globale des écosystèmes marins. J’ai ainsi réalisé un stage en analyse de données portant sur les tendances de désoxygénation et d’acidification dans l’océan global, ainsi qu’un stage de terrain dans un village de pêcheurs, centré sur l’état des populations de poissons commerciaux. Mon intérêt porte particulièrement sur les approches écosystémiques et les impacts des activités humaines sur les environnements marins, notamment profonds.
Parallèlement à mon parcours universitaire, je suis engagée dans une association de jeunes pour le climat et la biodiversité, où je coordonne les activités de plaidoyer, en lien notamment avec les négociations internationales sur l’environnement.
Pourquoi avez-vous postulé pour la mission Bougainville ?
J’ai souhaité rejoindre le projet Bougainville pour plusieurs raisons. Il représente pour moi une opportunité unique de vivre une expérience embarquée, d’apprendre à évoluer dans un espace confiné et isolé, tout en me formant aux bases de la navigation. La médiation scientifique, à bord comme à terre, est un aspect essentiel du métier de scientifique aujourd’hui, et je suis convaincue de l’importance de savoir transmettre les résultats de la recherche au grand public comme aux décideurs.
Participer à cette mission me permettra également d’approfondir mes connaissances taxonomiques sur le plancton, de mieux comprendre sa distribution, sa composition et son rôle dans les processus océanographiques. Je suis également très enthousiaste à l’idée de contribuer à un projet scientifique ambitieux, utilisant des instruments frugaux et innovants. Enfin, cette mission est l’occasion d’en apprendre davantage sur le monde militaire marin, acteur central du secteur maritime, notamment en France qui possède la deuxième plus grande zone économique exclusive au monde.
Vous allez naviguer pendant une année de l’autre côté du monde, qu’en attendez vous ?
Bien sûr, l’éloignement et l’isolement font partie des défis auxquels je m’attends, et je sais qu’ils peuvent parfois être difficiles à vivre. Mais j’espère réussir à les transformer en opportunités : celles de créer des liens forts avec les personnes qui partageront cette aventure avec moi.
Je compte tenir un journal de bord tout au long de la mission – un moyen à la fois de garder une trace de cette expérience unique, et, qui sait, de pouvoir un jour raconter mes histoires « comme un vieux loup de mer » !
Ce qui m’enthousiasme tout particulièrement, c’est la perspective d’échanger autour des sciences, du plancton, et plus largement de l’océan, non seulement avec d’autres chercheurs, mais aussi avec des personnes ayant une expérience concrète et sensible de la mer. Je suis convaincue que ces échanges, entre mondes parfois très différents, seront d’une grande richesse.
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