Le témoignage d’Agathe, VOA sur un BSAOM
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Le témoignage d’Agathe, VOA sur un BSAOM

Après un double cursus en master à l’ESSEC et en droit des affaires à l’Université de Paris Panthéon-Sorbonne, c’est presque par hasard que j’ai intégré la Marine nationale. Un de mes amis m’avait parlé du programme « Volontaire officier aspirant » (VOA), puis par la suite j’ai pu échanger avec des anciens de ce cursus.

J’ai vu ce programme comme une formation avec une mise en application concrète et impliquée au sein d’une équipe. Enfin, la perspective d’avoir son univers de travail sur un bâtiment en mer m’a définitivement convaincue de postuler.

Après une formation à l’Ecole navale, J’ai été envoyée en tant que VOA Chef de quart sur un Bâtiment de soutien et d’assistance outre-mer (BSAOM), le Dumont d’Urville, basé en Martinique dans le cadre des forces armées aux Antilles (FAA).

Avec l’équipage, nous sommes partis directement en mission dans l’ensemble de la Mer des Caraïbes avec beaucoup d’escales : à Saint Barthélemy, en Jamaïque, au Mexique, au Panama, Curaçao et en République Dominicaine.

D’abord en formation avec les autres chefs de quart du navire, j’ai ensuite pris mon premier quart en autonomie au bout de trois semaines. Les BSAOM sont des navires presque « civils » et récents. Ils sont aussi très automatisés, ce qui permet des remontées d’informations de manière facile et rapide en passerelle.

Principalement chargé du contrôle des zones de pêche, le respect des zones économiques exclusives (ZEE), l’assistance aux populations, le transport de matériel et de personnel, le Dumont d’Urville participe aussi à la lutte contre les trafics en fonction des opportunités. Par la suite, nous avons même traversé le canal de Panama pour aboutir dans l’océan Pacifique.  En plus des relations bilatérales avec un pays ami, cette manœuvre permet aussi d’actualiser et de renforcer les connaissances de la Marine sur les procédures et conditions pour passer ce point de passage stratégique.

Avec le recul, ce fut impressionnant d’accumuler autant d’informations et de connaissances en si peu de temps, mais la forte solidarité avec l’équipage m’a permis d’assimiler les codes rapidement dans un univers pétri de traditions.

Ce VOA m’a permis de découvrir le milieu militaire, au-delà des idées reçues et des fantasmes avec en plus le plaisir d’admirer chaque jour le lever et le coucher de soleil, c’est un souvenir incroyable.

Même si je n’ai pas poursuivi mon engagement dans la Marine nationale, je garde encore des contacts réguliers avec mon ancien équipage.

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