Que sont-ils devenus ? Caroline VOA Biodiversité de la seconde promotion 2024-2025

Qu’est-il arrivé depuis la fin de votre mission Bougainville ?

Après la fin de ma mission, je suis rentrée chez moi, en Bretagne, avec l’envie de poursuivre dans le domaine des sciences marines. J’ai finalement rejoint l’Ifremer en janvier 2026, en Martinique, en tant qu’ingénieure halieute et correspondante régionale du Système d’information halieutique (SIH).

Je travaille désormais sur la connaissance des activités de pêche professionnelle et des ressources halieutiques aux Antilles, notamment à travers le suivi des pêcheries et la collecte de données.

 

Comment envisagez-vous l’avenir ?

J’aimerais continuer à évoluer dans le domaine des sciences marines, en continuant d’occuper un poste qui me permette d’alterner entre le terrain et le travail de bureau.

 

Votre expérience dans la mission Bougainville vous est-elle utile dans votre vie professionnelle ? Qu’y avez-vous appris ? Qu’est-ce qui vous a surpris ?

Cette expérience m’est très utile aujourd’hui, aussi bien sur le plan scientifique qu’humain. Mon expérience en tant qu’officier à bord m’aide aujourd’hui dans mes missions de coordination auprès des quatre observateurs scientifiques que j’encadre. Elle m’a appris à être organisée, à gérer une équipe et à prendre des responsabilités.

Le fait d’avoir été la seule scientifique à bord m’a aussi permis de gagner en autonomie et d’échanger avec des acteurs du milieu marin issus d’horizons différents, au-delà du monde scientifique.

Enfin, tout au long de la mission Bougainville, j’ai pu participer à des séminaires et à différentes actions de médiation scientifique. J’essaie aujourd’hui de faire vivre cette dynamique dans mon nouveau travail, en participant avec mon équipe à des événements de médiation scientifique en Martinique, comme la Fête de la science, afin de faire découvrir au public la pêche et la biodiversité marine des Antilles.

 

Avez-vous conservé des liens avec les personnes rencontrées à cette occasion, dans la Marine ou dans les laboratoires de recherche ?

Oui, cette expérience m’a permis de nouer des liens avec des personnes issues d’horizons différents. Nous gardons notamment le contact avec mes camarades VOA Biodiversité, mais aussi avec d’autres VOA rencontrés à l’École navale. J’ai également toujours des nouvelles de certains membres de mon équipage.

Quels sont vos meilleurs souvenirs de votre année sur le D’Entrecasteaux ?

Je garde notamment un très bon souvenir de la vie à bord du D’Entrecasteaux, des escales dans le Pacifique et des missions auxquelles j’ai pu participer. Les moments partagés avec l’équipage restent aussi très marquants.

Je garde également en mémoire les prélèvements scientifiques, qui réservaient parfois de belles surprises, comme lorsque je suis tombée sur un bloom de Linuche unguiculata au large de Futuna.

 

Recommanderiez-vous à un jeune étudiant de postuler à la mission ? Quels conseils lui donneriez-vous pour s’y préparer et en profiter pleinement ?

Oui, sans hésiter ! C’est une occasion exceptionnelle de découvrir la recherche, la vie embarquée et le fonctionnement de la Marine nationale. Je conseillerais aux futurs candidats de bien se renseigner sur les objectifs scientifiques de la mission, mais aussi de rester ouverts et curieux.

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